Je suis d’accord avec vous à propos de l’intérêt et la qualité de l’émission ...sauf sur le « tutoiement médiatique ».
Le tutoiement radiophonique et télévisuel est auto-censuré pour que le spectateur ait l’impression que le débat soit public (les interlocuteurs parlent au public).
Mais le procédé est purement artificiel si le public ne peut intervenir et se joindre à la discussion.
Ce qui est dommageable pour la thème de la connivence, c’est qu’elle soit cachée.
La transparence, je trouve, est l’objectif à atteindre dans le débat public.
Comme le scientifique venant s’exprimer sur le « tamiflu » , qui travaillerait pour le laboratoire GLAXXO.
Par la loi , il est obligé de décliner ses liens avec les labos (ce qu’ils ne font jamais soit dit en passant).
Cela n’enlève rien à leurs compétences/qualités de médecin mais cela me donne une information supplémentaire au spectateur afin d’affiner son jugement.
Pour le tutoiement médiatique, c’est la même chose pour moi.
Cela donne une information supplémentaire au public :
« ils sont amis, ils se connaissent, ils ne se sont pas rencontrés dans l’ascenseur ».
Ainsi, vous êtes plus attentif à l’intitulé, au ton des messages, à la contradiction apportée par l’interviewer quand « il connaît » et quand « il connaît » pas (comparaison entre les différentes émissions).
On sait le monde intellectuel, journalistique, politique est totalement connivent et pourtant dans les studios, ils veulent donner l’illusion de distance.
C’est cela pour moi le vrai danger pour les auditeurs les moins informés, ou alertes.
L’information est par ce biais (et bien d’autres) sacralisée et la contradiction devient difficile.
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