Bonjour à tous,
Dans le cadre de la journée internationale de lutte contre l’homophobie, nous vous proposons un entretien vidéo avec Franck Lopez, délégué Ile-de-France de l’association « Le Refuge ».
Réalisée vendredi dernier dans nos locaux, cette interview complète un précédent papier consultable sur le Blog « Homophobie, les lumières du refuge ».
L’accueil des jeunes homosexuels
Les jeunes homosexuel(le)s connaissent un taux de suicide 13 fois plus élévé que leurs pairs hétérosexuels. En cause, l’homophobie présente dans leur environnement, leur entourage, leur famille, parfois. A l’heure actuelle, l’association Le Refuge est le seul dispositif en France, conventionné par l’État, à proposer un hébergement temporaire et un accompagnement social et psychologique à des jeunes majeurs, garçons et filles, victimes d’homophobie, en rupture familiale.
La journée internationale de Lutte Contre l’Homophobie
Cette journée est l’occasion de rappeler, une fois encore, que les combats LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels, transsexuels) ne sont pas terminés, et ont une véritable raison d’être à travers le monde.
« Cette journée, elle est importante car elle rappelle l’urgence des combats sociaux, mais aussi l’urgence des combats politiques », nous dit Franck.
Et dans le cadre de cet évènement, le Refuge organise une conférence de presse, ainsi que des concerts ce lundi soir, à 19h, sur le parvis de la mairie du IVe arrondissement de Paris.
Les sources d’Homophobie en France
Le dernier rapport d’SOS Homophobie, rendu mardi dernier, désigne Internet comme la première source d’homophobie.
« Avec cette montée en charge du premier lieu d’homophobie comme étant Internet, on arrive sur des combats et des positions assez durs... Jusque là en effet, les derniers rapports montraient comme premier gagnant, l’homophobie au travail, suivie bien sûr de l’homophobie de voisinage... » explique Franck.
L’homophobie familiale
Entre les familles qui excluent leur enfant lorsque ce dernier révèle son orientation sexuelle, et celles qui l’empêche de sortir pour le même motif, l’homophobie familiale n’est pas en reste face aux sources d’homophobie évoquées plus haut. Mais y a-t-il des typologies de familles qui excluent ? Des modèles « à risque » ? « Peut-être une plus forte prégnance de familles ayant une pratique religieuse, et aussi une forte prégnance de familles recomposées », nous dit Franck. Mais comme bien souvent, les choses sont sûrement plus complexes...
Comment lutter contre l’homophobie ?
Franck évoque deux axes, susceptibles selon lui, de jouer le rôle de prochain pallier dans la lutte contre l’homophobie. D’une part, la reprise de combats L.G.B.T par la société civile, et d’autre part, le combat du genre. « C’est vrai qu’avec toute une série de non volonté de se positionner sur des étiquettes et de rentrer dans des cases, et de défendre des lignes, c’est quelque chose qui fera, à mon avis, avancer la lutte contre l’homophobie », nous explique Franck.
L’appel du Refuge
Implantée sur Paris depuis 2008, la délégation francilienne du refuge, peine encore à trouver des « loueurs solidaires » pour pouvoir proposer des hébergements aux jeunes victimes d’homophobie. Elle recherche donc des loueurs privés prêts à lui faire confiance...
Comme le rappelle Franck pour clôturer cet entretien, « La demande reste importante. 39 jeunes accueillis l’année dernière, déjà 69 appels depuis le début de l’année pour la région Ile-de-France. Cela va être une année malheureusement prospère. »
L’association « Le Refuge » est subventionnée par la Préfecture de Paris, Jeunesse et sport, et prochainement par le Conseil Régional et l’Europe (dans le cadre du programme Daphne). Pour contacter l’association, CLIQUEZ ICI.
Le discriminologue

