
« En dépit des progrès accomplis dans la protection des droits des femmes dans le monde, de nombreux défis demeurent, en tête desquels figurent les discriminations et les violences à leur égard, en particulier les violences sexuelles, répandues dans de nombreuses régions de la planète et qui sont en hausse », a souligné, Zou XIAOQAIO, Vice-présidente du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) devant l’Assemblée générale de l’ONU.
Créée en 1992, pour surveiller l’application de la Convention des Nations-Unies sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes (signée de 1979), le Cedaw examine toutes les formes de discriminations faites à l’encontre des femmes. Selon un nouveau rapport du Fond des Nations-Unies pour la population, (FNUAP), au moins une femme sur trois, dans le monde a été maltraitée, battue ou contrainte à des rapports sexuels, au cours de sa vie, le plus souvent par un partenaire intime ou un membre de sa famille. Ce rapport rappelle aussi que « des femmes et des filles sont toujours vendues pour alimenter le commerce du sexe et deux millions de filles, âgées de cinq à quinze ans, se retrouvent sur le marché du sexe, chaque année ». Les justifications de la violence contre les femmes découlent de conceptions erronées du rôle et de la responsabilité des hommes et des femmes dans leurs relations, selon le FNUAP, elles mettent en avant, que de nombreuses formes de violences contre les femmes sont liées à des exigences de la communauté ou de la famille sur la chasteté et la virginité sexuelle des femmes ? à l’instar des « crimes d’honneur » qui sont à l’origine de la disparition de milliers de jeunes femmes, chaque année.
(source ONU)
Le discriminologue
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