
En cette Journée internationale de la femme, nous avons décidé de rendre hommage à une femme d’exception. Peu de personnes la connaissent et pourtant, elle a œuvré, sans relâche, pour faire avancer la visibilité des femmes dans notre société. Ce personnage, hors du commun, c’est Madame le Général Valérie ANDRE, première femme Général de l’Armée française . Elle a accepté de nous recevoir et de nous accorder une interview pour nous parler de l’intégration des femmes dans l’armée. Métier d’homme par excellence, la carrière militaire est devenue, en partie grâce à elle, un métier de femme. Au mois de septembre dernier, elle a reçu des mains du chef d’état-major de l’armée de l’Air, le brevet militaire de pilote d’hélicoptère n°001. Pourquoi ce numéro ? Tout simplement pour réparer un oubli. Avec 3200 heures de vol et 500 missions de guerre, Madame le Général, possédait son brevet de pilote civil, mais n’avait pas son brevet militaire. Les navigants en activité se sont cotisés pour lui offrir, un brevet de pilote en or massif, c’est le moins qu’ils pouvaient faire.
Née à Strasbourg en 1922, docteur en médecine en 1948, Valérie André s’engage en 1949 pour servir en Indochine. Affectée à Saigon, elle se perfectionne en chirurgie de guerre pendant deux ans. Découvrant l’hélicoptère, elle revient en métropole et acquiert le brevet de pilote d’hélicoptère civil en 1950, avant de repartir en Indochine, orientant sa carrière dans la voie toute nouvelle des évacuations médicales héliportées. Elle totalise, dans des conditions périlleuses, 129 missions de guerre comme pilote d’hélicoptère et évacue, seule à bord, 165 blessés. Cinq citations avec croix de guerre TOE, dont quatre à l’ordre de l’armée, ainsi que la croix de chevalier de la Légion d’honneur pour faits de guerre viennent récompenser sa brillante conduite au feu.
En 1952, elle est intégrée dans les cadres de l’armée d’active avec le grade de médecin capitaine. De retour en France, elle rejoint le centre d’essais en vol de Brétigny-sur-Orge.
Affectée en 1959 en Algérie, elle y effectue 356 missions en tant que pilote. Deux citations à l’ordre du corps aérien avec croix de la valeur militaire lui sont attribuées.
Médecin-chef de la base aérienne de Villacoublay, puis Conseiller du Commandement du transport aérien militaire (COTAM), elle est la première femme à être nommée officier général. C’est au poste de directeur du service de santé de la 2e région aérienne qu’elle quitte le service actif en 1981. Grand croix de la Légion d’honneur et grand croix de l’ordre national du Mérite, le médecin général inspecteur (2S) Valérie André est également titulaire de la médaille de l’aéronautique et de la médaille de vermeil d’honneur du service de santé des armées .

Question n°1 : Doit-on dire Madame la Générale ou Madame le Général ?
Q1-VA by Afic

Question N°2 : A la fin de la Guerre l’égalité hommes/femmes était inscrite dans le préambule de la constitution. Qu’en était- il vraiment ?
Q2-VA by Afic

Question N°3:Comment avez-vous accédé à un « métier d’homme » ?
Q3-VA by Afic

Question N°4 : Quel était le statut des femmes dans l’armée à cette époque ?
Q4-VA by Afic

Question N°5 : Les « exigences physiques » ont-elles changées avec l’intégration des femmes dans l’armée ?
Q5-VA by Afic

Question N°6 : Rappelez nous quel était l’état d’esprit de la société au sujet du travail des femmes ?
Q6-VA by Afic

Question N°7 : Quelle est la proportion des femmes dans l’armée aujourd’hui ?
Q7-VA by Afic

Question N°8 : Que vous évoque la question de la parité notamment en matière politique ?
Q8-VA by Afic

Question N°9 : Êtes-vous satisfaites des progrès constatés en matière d’égalité entre les femmes et les hommes ?
Q9-VA by AficInterview menée par Michel Grosman
En raison d’un problème technique nous ne pouvons diffuser les images de cette interview. Nous vous prions de bien vouloir nous en excuser.
Le discriminologue

